Business Week 2026 : trois jours pour se connaître… et bien démarrer l’année

Comment faire connaissance quand on arrive sur un nouveau campus ? Et comment donner du sens, dès les premiers jours, à une formation professionnalisante ? Au Campus Lyon Saint Irénée, la Business Week répond aux deux questions à la fois.

Cette année, ce sont 190 étudiants qui se sont lancés dans ce challenge. En équipes de 6, avec des étudiants de nos différents BTS pour tisser des liens et apprendre ensemble. Ainsi mixées, ces équipes se sont avérées très performantes, composées d’étudiants de BTS Banque, Commerce International, Comptabilité Gestion, Gestion de la PME, Services Informatiques aux Organisations, et Support à l’Action Managériale.

S’intégrer : des équipes mélangées pour se rencontrer

En effet, le premier objectif de la Business Week est l’intégration. Au sein de l’équipe, chacun travaille donc avec des camarades d’autres filières. Et pour créer ces liens, notre équipe pédagogique a prévu de nombreux temps d’animation entre les phases de travail.

Les trois jours ont commencé par un brise-glace : musique du moment, plat préféré, dernière série regardée… Ont suivi un escape game par salle, le défi « spaghetti-chamallow » (où il faut construire ensemble la tour la plus haute à l’aide de 20 spaghettis, un chamallow et du scotch), et un repas partagé.

Le dernier matin, les étudiants se sont retrouvés sur le terrain de sport et devant la chapelle du campus pour des épreuves pleines d’humour, comme la course du garçon de café ou le « service périlleux ».

« C’était bon enfant, afin de bien démarrer cette année d’école », explique Anne-Cécile Paris, professeure et co-organisatrice. « Les étudiants ont commencé dans la coopération plutôt que dans la compétition. C’était tout l’objectif. »

Chaque jour, une quinzaine de formateurs et de professeurs encadraient les équipes. Pour les nouveaux arrivants, c’était aussi une première occasion de rencontrer leurs enseignants hors du cadre des cours.

Se mettre en situation : trois jours dans la peau d’un conseiller d’entreprise

Le second objectif est de faire vivre aux étudiants de vraies décisions d’entreprise. Cette année, ils ont ainsi passé trois jours à conseiller une créatrice d’entreprise, au sein d’équipes où la solidarité et le goût du challenge ont vite pris.

Le scénario : Alice a quitté l’informatique pour donner des cours de cuisine « healthy » à domicile. Les étudiants jouent Théo, son associé, qui la conseille dans toutes ses décisions stratégiques.

Chaque tour de jeu correspond à un mois d’activité.

Leur mission : aider la dirigeante à développer, diversifier et structurer son entreprise.

Comment faire évoluer l’offre, fixer les prix, à l’aide d’une banque d’études de marché pour analyser la concurrence ?

Quelle stratégie commerciale mettre en œuvre ?

Quel profil recruter pour mener ce projet ?

Comment développer la notoriété de l’entreprise ?

Quels leviers activer pour améliorer la satisfaction clients ?

Chaque décision a des conséquences. Les résultats sont évalués sur quatre axes : financier, commercial, responsable (RSE) et efficacité. Comme dans une vraie entreprise, il faut arbitrer.

À côté du simulateur, les équipes ont réalisé les supports qu’une jeune entreprise doit créer : un nom, un logo et une charte graphique, le storyboard d’un reel de 45 secondes, puis un spot radio. Elles ont aussi présenté une flash mob devant un jury de professeurs.

Une entrée en matière qui fait sens auprès des étudiants

Les classements étaient publiés dès le premier jour, et chaque matin, les meilleurs rendus étaient présentés à tous. Il n’en fallait pas plus pour que les étudiants se prennent au jeu.

« Au PC organisateur, on voyait souvent des équipes venir nous voir pour chercher à comprendre leurs résultats », explique Anne-Cécile Paris. « C’est un vrai plaisir de constater qu’ils se prennent au jeu et s’engagent ! ».

Et cerise sur le gâteau : les trois équipes les mieux classées ont reçu des cartes cadeaux.

Au bout de trois jours, les nouveaux étudiants se connaissent. Ils ont défendu leurs idées devant des camarades, réparti les rôles et pris des décisions sous une bienveillante pression du classement. C’est la pédagogie du CLSI : apprendre en faisant, au sein d’un collectif. Ils l’appliqueront tout au long de leur formation, en cours comme en alternance.

Un grand merci à l’équipe pédagogique qui a porté cette édition, en particulier Tiphaine Accary-Barbier, Côme Belmont, Amélie Fréour, France Le Bigot, Florence Marchant et Anne-Cécile Paris.